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 <title>Cligne Cligne Magazine</title>
 <subtitle><![CDATA[Revue subjective des dessins pour enfants.]]></subtitle>
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 <updated>2026-05-21T22:48:45+02:00</updated>
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   <title>Cobweb Castle</title>
   <updated>2014-05-19T00:06:00+02:00</updated>
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   <category term="Lire" />
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   <published>2014-05-18T22:51:00+02:00</published>
   <author><name>Loïc Boyer</name></author>
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     <div>
      Les points communs entre Hector Protector / As I went over the water (Maurice Sendak, 1965) et Cobweb Castle ne sont pas négligeables : un héros qui part retrouver une femme dans un château, un couple de corbeaux peu fiables, une excursion nautique trop mouvementée et un retour à la maison les mains vides… <br />  Même si Jan Wahl avait travaillé avec Maurice Sendak dès 1964 (Pleasant Fieldmouse) on voit ici combien les univers sont fort différents : le monde est petit mais grandes sont nos bibliothèques. <br />   <br />  <em>Maurice Sendak’s Hector Protector / As I went over the water (1965) and this Cobweb Castle do actually have things in common : a hero expecting to meet a woman in a castle, a pair of crows you can’t really trust, a dangerous trip over the water, and a unhappy ending… <br />  Of course Jan Wahl had worked with Maurice Sendak before (Pleasant Fieldmouse, 1964) but one will notice how close worlds can be expressed in such opposite ways : it’s a small world but our libraries are large.</em>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Cobweb Castle <br />  texte : Jan Wahl <br />  Dessins : Edward Gorey <br />  Holt, Rinehart and Winston, New York, 1968</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Let’s take a walk</title>
   <updated>2012-10-22T16:08:00+02:00</updated>
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   <category term="Lire" />
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   <published>2012-10-01T22:44:00+02:00</published>
   <author><name>Loïc Boyer</name></author>
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    <![CDATA[
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     </div>
     <div>
      Disons-le tout de suite: cet album ne tient pas ses promesses.       <br />
       Passé les premières pages / rues on se retrouve rapidement désœuvré à tenter de raconter cette histoire qui n’en n’est pas une.       <br />
       Pourtant sous-titré <span style="font-style:italic">a story told in pictures</span>, c’est un album qui ne manque pas d’atouts: un dessin vif, des personnages intéressants, un décor passionnant, et une caractéristique qui accroche tout de suite les amateurs, à savoir une absence de texte.       <br />
       Qui peut résister à l’ambition que porte un album sans texte?       <br />
       Surtout quand cette absence est signée de deux personnes: Aaron Heller au design (?) et Robert Deschamps au dessin.       <br />
       Seulement voilà, la promesse du sous-titre n’est pas tenue: pas d’histoire.       <br />
       Pas de début, de milieu, de fin, rien d’autre que la numérotation des rues ne vient réellement ponctuer cette déambulation enfantine.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Mais peut-être, pour ne pas passer à côté de ce que ce livre a à nous dire, devons-nous revenir à l’essentiel,       <br />
       au titre, plutôt qu’au sous-titre.       <br />
       <span style="font-style:italic">Let’s take a walk</span>, la proposition d’une promenade dans un centre-ville américain idéal, et rien d’autre       <br />
       que cette jouissance de la déambulation sans but, sans objet, sinon la mise en valeur de ce théâtre urbain.       <br />
       Après tout n’est-ce pas là l’essence même de la ballade que cette bande de flâneurs souhaite       <br />
       nous faire partager ici?       <br />
       Les enfants qui nous guident tout au long du livre sont, à l’image des deux auteurs, des incarnations       <br />
       du peintre de la vie moderne tel que Baudelaire le définissait en 1863 :        <br />
       «Pour le parfait flâneur, pour l'observateur passionné, c'est une immense jouissance que d'élire domicile       <br />
       dans le nombre, dans l'ondoyant, dans le mouvement, dans le fugitif et l'infini. Être hors de chez soi,       <br />
       et pourtant se sentir partout chez soi ; (…) Il s'agit, pour lui, de dégager de la mode ce qu'elle peut contenir       <br />
       de poétique dans l'historique, de tirer l'éternel du transitoire.»       <br />
       Voilà un livre précieux, parce qu’il ne raconte rien, mais dit beaucoup.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Let’s take a walk       <br />
       a story told in pictures</span>       <br />
       Concept de Aaron Heller       <br />
       Illustrations de Robert Deschamps       <br />
       Édité par Holt, Rinehart and Winston, New York, 1963       <br />
       26 pages, 170 x 240 mm.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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